Inde 2010 - Mission humanitaire - Gymnasiens de Morges (CH)


Qui sommes-nous ?
Dix huit étudiants et cinq accompagnateurs.


Lieux d'intervention: Royapuram et Kandugai aux environs de Chennai.
Contactez-nous


Derniers articles
Menu
Rubriques




Vous désirez soutenir notre projet?

Banque Raiffeisen
Compte EP jeunesse n°
CH08 8046 0000 0526 0106 0
voyage humanitaire Madras
Kassandra Caddoux

Merci !




1 sur 2
Page précédente | Page suivante

To be continued...

Cette superbe aventure ne s'arrête pas. Voici la prochaine équipe qui, tout aussi motivée que la précédente, reprend notre projet avec un but très différent mais tout aussi stimulant.

Notre petite équipe va cette année à Mahabalipuram (à quelques kilomètres de Chennai) dans le Dispensaire de la Vierge des Sourires. Ils racontent : http://inde2011.uniterre.com

Toute l'équipe du voyage Inde2010 soutien l'équipe Inde 2011 dans leur fabuleux voyage et vous souhaite bonne chance et de merveilleux moments dans les Terres des Tamouls.

Kc



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 14:47, le 21/04/2011, Lausanne
Mots clefs :



« Flowers before Bread »
Publié dans 05 Le voyage

 

 
Trois semaines se sont écoulées sur la planète « India ». Voyage suspendu hors du temps et de l’espace, du connu et du maîtrisé, à la rencontre de l’Autre, du différent pourtant si proche et si semblable.
 
Tout me pousse à dire à l’heure du retour que le bilan global de ce séjour aux côtés de populations en grande précarité est des plus stimulant.
 
Merci à celles et ceux qui y ont largement participé. L’ensemble des étudiants et des parents d’abord, pour le travail de récolte de fonds à travers les nombreux événements ( ventes, concerts, soirée contes, repas de soutien…), le Gymnase de Morges, Pasaj et l’Association For Equity pour leur apport financier et l’organisation parfois complexe de ce séjour vécu dans deux régions distinctes et singulières. Merci à Mô, Christine et Jean-François pour l’énorme travail effectué avant, pendant et après. Merci à Charlotte et Margaux pour les ventes à Chailly sans être partie prenante du voyage et aux donateurs discrets restés dans l’ombre.
 
 
Nous laissons derrière nous des actes concrets :
Restaurations de bâtiments (école au cœur du bidonville et centre social dans le village des pêcheurs).
Plantation d’arbres dans le slum de Royapuram.
Plantation de fruits et légumes à Kandigai.
Du matériel : soixante couvertures, des produits d’hygiène de base : savons offerts par « Mazag » et « La Perle d’Alep », médicaments pour les dispensaires de Royapuram et de Kandigai, vêtements, chaussures, éventails, thermos, moustiquaires, seaux, récipients, sacs de couchage, parapluies, stylos, papèterie, parures et objets d’ornement, sans oublier l’aide financière apportée aux vingt-quatre familles de la tribu des Irular.
 
 
Mais surtout, SURTOUT, ce qui restera dans la durée, ce sont les centaines de sourires, les heures partagées à écouter et répondre aux questions des femmes, des enfants, des handicapés et des familles de villages isolés du monde. Cette part de soi et de gratuité offerte en partage, devenue si rare aujourd’hui. Ces instants magiques et les liens qui se sont tissés naturellement - à la croisée d’une ruelle où, assis devant les sacs remplis des pêcheurs - les parties de football ou les spectacles improvisés de chants et de danses joués par les uns et nous autres… « Excellent ! Bien joué ! »…
 
 
Ce qui restera, ce sont les fleurs avant le pain. Car si l’essentiel est nécessaire, le superflu lui est indispensable. Le temps partagé et passé « à vivre avec » sans rien faire de concret ou d’apparemment utile.
 
« You know Allan, what we really need hère is love and recognition » disait un handicapé du Centre de Sangamam. « What we need is love »…ça ne vous rappelle pas quelque chose? Le nom d’une chanson d’un groupe mythique. Les Beatles pour mieux les nommer.
 
Deux milles ans plutôt, le premier né d’une multitude de frères que l’on prenait pour fou et subversif, pour avoir vécu auprès des pauvres, des malades et des prostituées est venu vivre et apporter le même message, au prix de sa vie.
 
A chacun de nous de tirer parti de ce voyage et d’en faire une page tournée ou au contraire un livre ouvert.
 
Nous célébrerons ce retour samedi 28 août autour d’une broche et de verres croisés sur les traces de Sister Kochu, Father Roche et Marshal à l’Abbaye de la Coudrette (66 av. de Chailly). Christine, Audrey, Charlotte, Paul et Céleste nous attendent.
 
 
 
Frèrement vôtre,
 
 
Brother Allan
 
 
 
 


commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 16:34, le 9/08/2010 dans 05 Le voyage, Lausanne
Mots clefs :



Des nouvelles de l'équipe restée à Kandigai
Publié dans 05 Le voyage

Après le départ de l'autre groupe, nous avons pu découvrir l'école de St. Charles, nos chambres et le couvant désaffecté où dorment les garçons.

 

le couvant

 

L'après-midi, on nous propose d'aider à retourner un terrain (suite du projet du groupe précédent). Nous voici donc à découvrir cette étrange pelle qu'ils utilisent là-bas.

 

 

Le soir, le Père Roche nous propose d'aller faire un tour dans un village très proche afin de nous rendre compte d'un des problèmes principaux de cet endroit : le nombre élevé d'enfants par famille.

 

 

Nous avons goûté à l'hospitalité des gens. Une famille nous a invités chez elle afin de boire le thé (ce n'est pas chez nous que quelqu'un inviterait un groupe de 13 personnes sans même les connaître).

 

 

 

Le lendemain, notre groupe a été séparé en deux afin de découvrir un autre village et ses environs. Un des groupes est guidé par le Frère Paul et le second par Marshal.

 

 

Marshal (à droite) est le travailleur social qui nous accompagnera et qui au fil du temps (mais très rapidement quand même) deviendra notre ami ; un coup de cœur pour plusieurs, un homme important pour nous.

 

Le Frère Paul (à gauche) quant à lui, est plus discret, plus timide mais reste quelqu'un d'adorable qui a souvent été là pour nous accompagné.

 

 

Le soir, nous avons "aidé" les enfants du village à faire leur devoir. Dans chaque village il y a une salle prévue pour quel, lorsque les enfants rentrent de l'école, ils puissent travailler car chez eux, c'est impossible de se concentrer et ainsi, ils ont une personne qui peut les aider en cas de besoin.

Cependant, notre aide n'a pas servie à grand-chose (difficile d'expliquer des mathématiques quand la consigne est en Tamoul… il en nous reste plus qu'à écorcher les textes de Shakespeare avec notre bon accent français !) du coup, c'est partie en rigolade et en jeu.

 

 

Le lendemain a été une journée bien spirituelle. Nous avons visité des temples et un ashram. Nous avons gravit 1301 marches afin d'atteindre le dernier des temples ; une ascension difficile pour certain récompensée par une vue sublime.

 

 

La tribu des Irular, nous y voici enfin. C'est un peu notre coup de cœur (comme pour l'autre groupe et sans concertation. Cette tribu a vraiment quelque chose de spécial !) C'est à eux que, plus tard, nous laisserons un petit cadeau.

 

 

Après leur avoir rendu visite, nous allons faire un tour dans cette nature sublime qui nous enveloppe et assez rapidement quelqu'un dit : "On dirait un passage de la Bible." C'est ce que le paysage inspire.

 

 

Puis, nous avons fait une petite visite des manufactures de tissus, puis avons été accueillis dans une église pour y boire du lait de coco.

 

Nous sommes vendredi et le Père Roche nous a fait un petit cadeau. A chacune d'entre nous, il a fait faire un sari.

 

L'après-midi, nous sommes retourné au jardin afin d'y planter des graines (dont nous ne connaissons même pas le nom…)

Puis le soir, nous rendu visite à un dernier village. C'est assez vite devenu ingérable. Il y avait beaucoup de monde qui cherchaient a nous toucher à parler avec nous, à nous montrer leur maison, leur famille. Bien que très gentils, nous nous sommes très vite sentis mal à l'aise. Et nous nous sommes "réfugier" dans l'église. Le Père Francis donnait la messe.

C'est un homme très spécial ; grand avec un regard insistant, il est respecté dans les villages et nous étions bien contant de trouver quelqu'un que nous connaissions dans ce moment délicat.

 

Puis, le dernier soir, nous avons été remerciés par un petit spectacle des enfants de St. Charles auquel nous avons répondu par quelques chants et danses qui les a bien fait rire… 

 

 

 

 

 

Le Père Roche a ensuite remercié les hommes de l'équipe et leur offrant un petit cadeau et un beau discourt.

 

Marshal, lui, a une autre façon de nous dire au revoir : il nous a fait de l'henné.

 

 

 

Et nous revoilà dans le bus direction Chennai…

 

Kassandra



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 19:10, le 7/08/2010 dans 05 Le voyage, Kandigai
Mots clefs :



Chennai et la campagne
Publié dans 05 Le voyage

 

Minuit. 1ère nuit à Madras-Chennai
 
 Impossible de m'endormir : quand ce ne sont pas des images d'insectes, trompeusement grossies et déformées, qui carillonnent entre mes neurones perturbées, ce sont ces regards entrevus aujourd'hui, qui reviennent de manière lancinante. Ces hommes et ces femmes au regard fatigué, qui oeuvrent un peu, au balayage, à la sécurité, aux consignes de sacs, derrière un comptoir. Des jeunes hommes, souriants aussi, penchés sur nos demandes de cartes SIM, échangeant entre eux, discutant, pianotant sur leur clavier téléphonique tandis que nous apprenons l'art de la patience. 
Et ce jeune couple, dans la nuit, marchant, corps maigres, serrés l'un contre l'autre, soutien et protection, avec une charrette à deux roues dans laquelle un immense sac plastique, plein aux deux tiers de bouteilles en plastique vides et sales, laisse juste la place à un bébé de quelques mois, qui dort, couché sur le dos. Espoir ? Quelle sorte d'espoir ? Vie ? Quelle sorte de vie ? Que faire pour les aider ? Goutte dans un océan de désespoir… utile ? Honte et culpabilité. Leur donner un peu d'argent ? Pas osé car tellement dérisoire. Il leur faudrait tellement plus.
 
Cruauté infecte de l'homme qui se développe toujours aux dépends de son semblable, au dépend de l'autre et de la nature.
 
Pourquoi ? Insensibilité des êtres nantis que nous sommes, à préférer donner un peu seulement de peur de… perdre beaucoup ? De ne pas pouvoir faire plus ?
 
Est-il humain de choisir de ne donner que pas ou peu puisqu'on ne peut pas aider vraiment, rétablir un équilibre perdu depuis si longtemps et dont le plateau penche tellement outrageusement en notre faveur. Tristesse insondable, indicible, dans cette nuit chaude où mes paupières ne veulent pas oublier ces cris qui n'ont pas été proférés.
 
Dégoût soudain pour cet argent qui peut tant. Ruiner, affamer pour des jouissances puériles ailleurs, chez nous. 
 
Oui, la misère revêt des costumes différents mais elle peut être si grande qu'elle-même n'existe plus. Comme un vide capable d'anéantir la moindre inspiration, le plus petit souffle de vie.
 
Des tuk-tuk en veux-tu, en voilà, se pressaient régulièrement à nos côtés pour offrir leurs service. Nous avons marché …marcher, c'est aussi leur ôter une part de leur gagne-pain, gagne-chapati qui les promène jour et nuit dans ces grands pots d'échappement que sont les avenues. Gagne-pain, de quoi manger du pain, aujourd'hui. Misère noire ? Misère qui autorise à peine la survie, si aucun incident ne vient perturber un rituel journalier ou nocturne qui permet de subsister jusqu'au lendemain. Il suffit de si peu pour mettre en danger cette douloureuse parcimonie, maladie, inattention, accident, mauvaise intention d'un autre, moins résigné ou un peu gourmand.
 
Le Tigre blanc s'en est sorti. Mais des millions d'autres peinent dans cet espace intangible où rester en vie représente un exploit quotidien que les aisés ignorent, acceptent, cautionnent ou pire, en tirent – directement ou indirectement – profit.
 
Envie d'une cigarette, comme si inhaler de la fumée pouvait me permettre de respirer avec moins de lourdeur. M'obliger ainsi à expirer, desserrer enfin les mâchoires; soupirer inutilement.
 
Tandis que je me retrouve, yeux ouverts et regard fixe, à chercher un sommeil qui ne vient pas, combien d'autres sont au labeur pour pouvoir caler leur estomac, celui de leur enfant, calmer leurs peurs peut-être, reposer leur corps sûrement, pouvoir laisser leur esprit respirer sans crainte.
 
A quoi pensaient-elles, ces deux silhouettes amaigries, tranquilles, déambulant sur leur trajet poubelle de "Pet" qui doit à peine rapporter de quoi manger ? À maintenant ?
À Ici ?
À Hier ?
À Demain ?
 
Ou la précarité a-t-elle des vertus anesthésiantes sur la pensée ?
 
 
Kandigai, arrivée
 
Installation dans les chambres. Un petit démon vert, que j'ai décidé d'appeler Jaspic sort de ma valise, tout ébouriffé. Réflexe : j'essaie de l'attraper pour le remettre en boîte. Impossible. Indomptable, il n'en fait qu'à sa tête et trouve beaucoup agréable de ne plus être enfermé : Enfin ! De l'air ! J'en pouvais plus de ces gaz d'échappement !
Marshal, travailleur social, nous accompagnera toute la semaine et nous avons été accueillis par Père Francis car le maître des lieux, Father Roche, n'est pas là.
 
Le Père Francis est embêté et visiblement, il ne sait pas quoi faire de nous. Il nous fait servir un lunch – goinfres ! – le temps de finir le lunch, c'était l'heure de prendre le thé – soiffards -. Tais-toi, Jaspic ! Pour les femmes qui nous servent Antoine est Jésus car il lui ressemble et Lara est Marie, avec son grand sourire et sa soif de rencontre. Le ton est donné, nous sommes dans un internat catholique.
 
Les enfants sont très occupés et n'ont pas du tout besoin de notre aide. Ils viennent en nuées faire connaissance avec nous, souriants et toute interaction leur fait plaisir. Mais la cloche sonne et, à regret, ils lui obéissent, visiblement inquiet de ne pas être en retard. Ici, on ne rigole pas avec le règlement.
 
Dans le groupe, c'est la consternation. Chacun pensait pouvoir aider, mais cet endroit fonctionne à merveille et nous nous sentons plutôt comme un élément perturbateur. Qu'est-ce que tu croyais, hein ? Qu'on vous attendait pour pouvoir leur donner à manger ? Vous vous prenez pour qui, hein ? D'un geste rageur, j'envoie Jaspic virevolter plus loin. Lara nous a quitté pour aller aider Geeta et Santi à préparer le souper. Jaspic persifle, accroché aux pales du grand ventilateur-plafonnier : aider…. t'as que ce mot à la bouche ! J' y ai déjà fait un saut, moi, dans la cuisine et tout est prêt, si tu veux le savoir !
Elles pourront quand même échanger ! Quoi ? Echanger ? Et en quelle langue, s'il te plait ?
En humain, Jaspic. Tu ne peux pas comprendre. Vivre un moment ensemble, être présent l'un à l'autre, se découvrir.
 
1ère impression :
 
Djibril : Un accueil exceptionnel !
Manon : Le soin et la finesse donnée aux objets, à la nature, aux gens
Indrani : L'amitié se crée dans tous les coins et recoins
Alice : Partie de foot sous la pluie ! Une cinquantaine sur le terrain !
Antoine : Un raz-de-marée de mioches
Julien : Un accueil chaleureux, mais trop prévenant
Jaspic : Trop de chiens, trop de singes, trop de cloches, trop de sifflets, trop de règles et pas assez de moustiques, heureusement, j'ai trouvé un copain; Père Francis me plaît bien! Me rappelle quelqu'un….de ma famille !
 
Father Roche
 
Arrivée du Père en chef de l'internat; Père Roche. Lara le baptisera vite Super Roc. Assis dans la salle à manger, nous l'écoutons. Voix grave, diction claire, ton assuré. Il nous souhaite la bienvenue, espère que nous sommes bien installés. Je le remercie pour l'acc….
Il m'interrompt : OK. We are done with that. Le ton est donné, son temps est précieux et son emploi du temps chargé. Il arrive d'un voyage de quelques centaines de kilomètres. En quelques phrases, il nous dit que la pauvreté ne s'explique pas. Qu'il faut la ressentir pour pouvoir un peu la connaître. N'avoir rien à manger, maintenant, comme hier, comme demain. L'extrême pauvreté ne peut pas se mesurer : quand il n'y a rien, aucune mesure n'est possible. Il nous demande de regarder la réalité. Voir ce rien. Il veut que nous partions à une heure précise pour aller prendre le petit déjeuner dans le couvent où seront les garçons, pour éviter de perturber l'arrivée des écoliers.  
 
Le dérangement, nous l'avons vécu dans l'après-midi alors que chacun de ces visages souriants voulait un mot de l'un de nous, une poignée de main, un prénom, un "vanakam" (bonjour en tamil).
 
Au coucher, la joie donnée par ces rencontres de l'après-midi est un peu surpassée par la déception apportée par les dernières phrases du Père. Nous serons peu avec les enfants. En fait, claironne Jaspic, vous êtes plutôt une charge qu'un appui !!C'est du joli, votre humanitaire ! Manon, en fermant la porte de la chambre a bien failli lui écraser le bout de ses doigts légèrement crochus, mais il a filé juste à temps. Il passera la nuit dehors, à jouer avec les singes qui, malins eux aussi, ne s'en laisseront pas conter.
 
Cela a été la première leçon reçue de Super Roc. Il nous faut apprendre, avant toute chose, l'humilité et la discrétion. Pour celles qui se faisaient une joie d'aider, la chute est un peu rude. Sommes-nous de si mauvais exemples pour ces jeunes ? Assurément. Avec notre attirail européen, nos futilités, notre égoïsme, notre aisance, notre indépendance, avec la chance que nous avons eue et que nous avons encore et que.. nous aurons encore. 
 
Oui, quand nous partirons, ce sera pour retourner vers une vie de laquelle le RIEN est absent. Devons-nous apprendre d'eux  la joie d'avoir ce qui est essentiel à la survie ?
 
Kandigai, 1er jour
 
Nous voulions aider ? Ces enfants nous ouvrent les yeux; leur joie est simple, saine. Plaisir de nous découvrir, plaisir de partager. Plaisir réciproque. Nous aussi avons envie de les connaître et ce qui reste de ces premiers moments, ce sont les rencontres. Ces instants de partage avec les enfants – par les mots, les gestes, les jeux, les images – seront suffisants pour créer des liens et cela deviendra tellement forts pour certaines des étudiantes que le départ sera difficile et tellement douloureux.
 
Nous nous rendons compte de l'importance que prennent les 3 repas et 2 thés quotidiens – les Anglais ont décidément laissé beaucoup de choses qui perdurent. Le thé des 11h et celui de 5h sont des moments qu'il nous sera difficile de contourner tant que nous sommes dans l'enceinte de l'internat.
 
Scolarisation et formation
 
A l'internat qui nous accueille, nous, les filles du groupe, nous recevons l'horaire des pensionnaires, orphelins, semi-orphelins et enfants à problèmes de comportement, et sommes sous le choc; voyez un peu :
 
5h45 réveil
6h30 messe
7h10 travaux (nettoyage, balayage, remplissage de l'eau, ramassage, etc.
7h45 lessive de ses habits
8h15 études
8h45 petit-déjeuner
9h en classe pour l'école
 
12h30 repas de midi
1h45 en classe pour l'école
4h15 sports et jeux extérieurs
5h30 pause
6h études
8h souper
8h45 chapelet
9h études
9h30 coucher des plus jeunes
10h30 coucher des plus grands
 
Un soir, alors que nous rentrons plus tard que d'habitude, la jeep passe devant l'entrée de l'internat. Emoi des filles : des enfants dorment dehors ! Bientôt minuit, nuit noire, petite lune et ces petits corps allongés explosent dans les regards d'Andrea, Charlyne, Lara et Alice. C'est le tollé ! Dehors ! Avec les scorpions ! Et les serpents ! C'est inhumain ! Elles veulent immédiatement les secourir, c'est trop injuste ! Le chauffeur nous dépose 100 m. plus loin, près des chambres attribuées aux filles, dit que "its not a good idea to do anything. They have been punished".
 
Les filles nous embrassent, Manon et moi, avec un "bonne nuit" du bout des lèvres. Leurs cœurs sont restés auprès des enfants punis. Jaspic se réveille et claironne doucement : Elles vont aller les chercher….Avec Manon, pas besoin de se concerter, nous suivons les filles dans leur antre pour un palabre sur l'éducation. Les réactions fusent encore spontanément. Elles sont révoltées : C'est inhumain ! Horrible ! Pas juste ! Barbare ! Dehors ! Tu te rends compte ! Pourquoi se permet-il de faire ça ? Comment ose-t-il ? A les écouter, c'est de la torture. Avec Anne et Indrani en appui, nous avons tenté de leur faire comprendre le poids de la punition, la nécessité de réagir si l'on dépasse des limites que l'on connaît, l'importance à assumer les conséquences de ce que l'on choisit de faire. Ici, la discipline est dure, mais la vie qu'ils auront aussi, sera dure et dans la vie aussi, il faut assumer toute conséquence liée à nos actes (ou à notre manque d'actes). Et puis, dormir dehors, c'est aussi le pain quotidien (le shapathi nocturne…. si au moins…) de tant d'indiens. Nous en avons vu à Chennai, sous les ponts, au bord des routes, sur les trottoirs. Le logement est un luxe et tout le monde n'y a pas accès.
 
Elles ont finalement renoncé à aller les chercher pour les héberger cette nuit. C'est du moins ce que Manon et moi espérons lorsque nous rejoignons notre QG. Sautillant devant moi, Jaspic me rit au nez : z'êtes pas passées loin de l'incident diplomatique ! Et …qui sait.. elles vont peut-être encore changer d'avis et laisser leurs émotions guider leurs pas.
 
Emotion, Réflexion : c'est le sujet du prochain stamm que nous aurons avec Super Roc. Il faut sentir, il faut ressentir, il faut éprouver. C'est le premier pas. Le suivant, puisque nous sommes humains et éduqués, c'est d'analyser et de réfléchir. La pauvreté ne s'explique pas, on ne peut que la ressentir. Une fois qu'on a éprouvé les émotions face à ces gens démunis de tout, on se doit de passer – d'une manière ou une autre – à l'action. Au pire, si l'on ne veut rien faire pour rétablir un tout petit peu d'humanité, nous devons comprendre qu'il s'agira, une fois dans la vie active, de refuser toute exploitation de cette misère – qu'elle soit directe ou indirecte. Ne pas profiter de ces gens qui sont prêt à n'importe quel salaire pour n'importe quel travail pour pouvoir assurer le minimum vital alimentaire à leur famille.
 
Pour Super Roc, aucune alternative. C'est ça ou son travail est inutile : Etudier, apprendre, c'est leur seule chance de s'en sortir, de pouvoir aider plus tard, les autres, à s'extirper d'un néant. Garder ces personnes dans l'ignorance est un des moyens utilisés par ceux qui les exploitent pour garder, eux, leurs propres privilèges. (ça, on connaît aussi, en Europe, même si les écarts sont moins affolants). Super Roc est clair : il y a les pauvres et il y a ceux qui sont dans l'extrême pauvreté, ceux qui ont, en tout et pour tout : RIEN. Leur donner une structure, les endurcir, leur apprendre. Son horaire est conçu dans cet esprit. Même le jeu est obligatoire. Il n'y a rien à redire, ces enfants sont bien dans leur peau. Ils ont l'air heureux et même sereins. Bien sûr, nous ne pénétrerons pas le fond de leur pensée, en si peu de temps et avec si peu de mots en commun, mais il y a des attitudes qui ne trompent pas.
 
Contacts
 
Si facile pour nous. Il suffit d'être là et la magie apparaît. Nous pourrions être, individuellement, des êtres lâches, égoïstes, ne méritant aucun respect, mais ils nous regardent avec leurs yeux d'enfants qui découvrent l'étrangeté qui leur sourit, leur parle, joue et rit avec eux. Nous avons l'impression d'être des stars, enfin, surtout les jeunes filles blanches et Lara qui recueille tous les suffrages, bénéficiant aussi de porter le même nom qu'un caïd du cricket indien. Lara par ci, Lara par là; Alice et son grand sourire, Andrea qui pourrait presque avoir des origines indiennes tant sa silhouette colle à celles des jeunes filles d'ici : svelte, fine, grande, au sourire pur et au regard profond. Anne avec sa douceur et son rire cristallin les attire autant que Charlyne, avec son air enjoué. Indrani est un peu moins adulée; elle leur ressemble et donc, leur paraît moins extraordinaire, moins envoûtante. Elle pourrait être leur grande sœur et ils lui préfèrent parfois l'inconnu. Mais elle est là pour serrer la main qu'ils tendent, répondre à leur sourire et leurs mimiques, s'essayer à échanger dans un langage mi-français, mi-tamil, mi-anglais qui se complète de gestuelles.
 
Au début, ils m'appellent Aka (grande sœur), mais après une demi-heure de chat perché, et l'échange de nos âges respectifs, je suis vite devenue GranMa. Sarcastique, Jaspic leur a fait écho lorsque nous étions entre adultes : "Ici, tu ne portes aucun signe de femme mariée, tu es donc une vieille fille, autant dire la peste !" Heureusement, les enfants sont encore avides de découvertes et donc, accueillants, même pour une GranMa célibataire.
 
Les femmes
 
Elle n'a qu'à travailler et se taire. Elle le fait bien : s'occupe des enfants, du foyer, du ménage, de la lessive, de la cuisine et de son mari. Si l'homme a de la chance, il a un job et travaille pour une centaine de roupies par jour. Sinon, il reste à la maison et passe le temps avec ses homologues voisins.
 
Cela a dû les étonner, ces jeunes filles indépendantes, ces jeunes hommes qui leur obéissent aussi; bref cette apparente égalité des sexes.
 
Nos boys sont étonnamment matures; réfléchissent, analysent, discutent. Ils se laissent moins dicter leur conduite en fonction de leurs émotions du moment.
 
S'il s'agit de négocier un prix de trajet en tuk-tuk, nous faisons appel à eux car la femme n'arrivera à rien. Même chose pour toute demande qui nécessite une réponse ou un acte. La femme n'a pas à demander, négocier, commander… elle ne devrait peut-être même pas parler.
 
A la campagne en tout cas, la plupart des mariages sont arrangés. Pas question de demander leur avis aux fiancés. Et pour la dot de la jeune épouse, les familles s'endettent lourdement.
Déjà que c'est difficile sans dettes, que dire des intérêts qui ne s'épongent jamais.
 
 
Le champ
 
Au matin, pluie et boue. J'enfile mes bottes. "C'est pas vrai !" ricane Jaspic, "Tu vas pas mettre ça ! T' as vu Alice ? Toujours pieds nus ou en tongs… et Antoine aussi… et les autres!!! Mais…Et oui, tout ce qui tombe du ciel est béni, merci l'eau qui permet ici 2 récoltes par année, mais après, dans la boue, c'est plus qu'une soupe à virus pour le bonheur de tous les microbes imaginables… T'as qu'à regarder ! Vous passez pas mal de temps à vous désinfecter ! Faudrait savoir ce que vous voulez ! Désinfection ou hygiène à l'indienne ?
Je garde mes bottes avec une pensée pour grand-papa qui a travaillé les champs toute sa vie.
 
Nous allons retourner la terre entre deux bâtiments. Notre jardinier nous montre comment utiliser le sarcloir; nous trace une ligne en exemple, nous met une ligne dans les dents ! Ce qu'il vient de faire en 5 minutes, nous mettrons, à 3, 20 minutes à en faire une pâle imitation, Terre vaguement retournée, souvent pas assez creusée, parfois trop. Antoine entonne une chanson, Lara se joint à lui aussitôt, suivie par Anne, Indrani et moi-même. Nous sarclons et désherbons, enlevant les cailloux, papiers et autres intrus. Après quelques minutes, je n'ai plus d'air, plus de voix et je garde mon oxygène pour mes bras.
 
Quand les visages se redressent, l'eau coule sur les fronts, les joues, descend en rigoles jusqu'au menton et goutte régulièrement. Il fait chaud. Pas loin de 30 degrés sans doute.
 
Des femmes nous ont observés en souriant, puis, elle viennent à leur tour nous faire une démonstration. Nous sommes de piètres laboureurs, mais le cœur y est.
 
L'averse soudaine et violente nous contraint à trouver abri, sous les ordres de Super Roc, qui est passé voir le chantier du nouveau bâtiment, "Cela rend malade de rester sous la pluie ! Superstition de plus ? Ou sagesse du campagnard ?
 
Julien aura 39.5 de fièvre dès le lendemain et elle ne le quittera pas avant plusieurs jours.
 
Julien, mon premier rire, lors de l'installation dans les chambres. Il est, bien entendu, logé avec les boys, dans un couvent miniature – le couvent de la petite fleur – à 1km et demi, de l'autre côté du village qui borde l'internat. Julien, dans la chambre jonchée de brindilles et d'insectes morts ou vivants a le réflexe suisse : il empoigne le balai – fagot de longs brins de paille-jonc secs et, méticuleusement, balaie le tout. Sous les lits, autour des lits, à 4 pattes, soigneusement, il balaie, sur les côtés, près des portes, près des douches (quel luxe!). Comme la ramassoire n'existe pas ici, il réunit précieusement le tas contre la paroi. Heureux, Julien, bon travail, la pièce est nickel (ruppie!). Djibril qui partage la chambre avec lui entre. Toujours proche des 30 degrés. Chaud, lourd. Heureusement, le luxe va jusqu'à l'équipement, dans chaque pièce, d'un immense ventilateur à large pale, fixé au plafond. Interrupteur. L'hélice est lancée. Et … le tas de Julien s'envole en un léger tourbillon qui virevolte en une danse joyeuse et retombe dans toute la chambre. (Jaspic en rigole encore)
 
Chaque soir, nous aurons une réunion avec Super Roc pour faire le point sur la journée. A chaque fois, il nous donne des informations supplémentaires sur l'école, sur la campagne, sur l'Inde :
- l'importance vitale d'avoir un emploi. Au pire, il permet la survie, au mieux il apporte de l'argent qui permet l'éducation des enfants. Dans les villages environnant Kandigai, 70% des gens n'ont rien. Pas d'argent par manque de formation et donc, peu d'emploi. Les grandes entreprises qui ont acheté des terrains exploitent les hommes, les femmes et les enfants en leur offrant des salaires de misère durant les périodes où la terre produit. En hiver, il n'y a même pas ce maigre revenu.
 
En ville, il y a plus d'emploi, des systèmes de transport développés, des écoles à proximité.
A la campagne, en revanche, peu d'emploi, des transports plus rares et les écoles sont souvent loin du lieu d'habitation. L'importance de l'eau est aussi à noter : distribuée dans les bidonvilles lorsque l'eau courante n'existe pas – et donc, rationnée. A la campagne, les périodes de mousson sont vitales pour les cultures et le bétail (quelques vaches, quelques chèvres, des poules), quant à l'eau, elle est souvent impropre à la consommation.
 
2 récoltes par an si le climat n'est pas trop perturbé. De juillet à septembre et d'octobre à janvier, grâce aux pluies, au soleil et à la chaleur, la terre donne du riz, des céréales, des légumes et des fruits. De février à juin, c'est "l'hiver", la terre repose et il fait sec. Il y a donc près de 5 mois par année sans travail sur les terres. Pas de travail, pas d'argent. 
 
Depuis 3 ans, les pluies sont moins abondantes et les gens craignent ne pas pouvoir faire une deuxième récolte, ne pas être embauchés pour travailler les terres des autres.
 
L'état a mis en place un système pour assister les plus démunis dans les campagnes. Sous le slogan : 1 kilo de riz pour 1 roupie, il distribue mensuellement – aux porteurs de cartes spéciales 10 kilos de riz, 10 litres de kerosène, 5 kilos de lentilles, quelques kilos de sucre à prix minimum. Mais les corruptions en cascade jusqu'au bout de la chaîne ne permettent pas de garantir le bon fonctionnement de cette distribution.
 
Pauvreté
 
C'est ici un de ses royaumes. Omniprésente, elle entache tout de son ombre. C'est l'exploitation programmée par des coutumes religieuses et culturelles. Jaspic, qui lit, juché sur mon épaule se fend d'un rire gras : Faut bien que le 10% de la population puisse continuer d'entasser, de thésauriser, d'accumuler les richesses ! La richesse appelle le luxe et le luxe, c'est bien plus important que les gens. Je l'attrape par la patte. Je me sens des envies de meurtres. Je le relâche, il court se réfugier sur la télé et y entame une petite danse. Super Roc a raison, il ne doit pas être question de charité mais bien d'un devoir de donner pour qu'une moins grande disparité puisse voir le jour. 
 
 
Superstitions
 
Vivaces et profondément ancrées. Des signes sur les portes pour éloigner le mauvais œil. Super Roc est formel : le mardi et le jeudi, il peut fermer son bureau car nul ne viendra inscrire son enfant à l'école ce jour-là "mauvais jour pour les affaires !".
 
Elles paralysent des activités dans les campagnes, en créent d'autres, mais chaque jour est ponctué de signes qui ont leurs significations. Elles peuvent être de sérieuses entraves pour le développement, elles occupent les esprits et les pensées.
 
 
 
Vous l'a-t-on dit?
 
Alain a bien failli ne pas être du voyage car impossible de retrouver son passeport au moment de l'embarquement. Même chose pour Antoine qui n'avait pas enregistré de bagage (petit sac de 5 kg en tout et pour tout) et n'avait donc pas de carte d'embarquement. S'il arrive à partir, il deviendra le chouchou de tous au moment du retour – quand même, 20 kilos à se partager, pour l'avion, ça vaut son pesant d'or converti en souvenirs divers qui des saris, qui des livres, qui des cartes, qui des colliers, qui des tissus.
 
Ben moi, je trouve qu'y a des leçons qui ne portent pas leurs fruits… z'êtes fiers de cette consommation ? Ca rassure, hein ? C'est bien, hein ? Z'avez raison, allez ! Encore ! Achetez !!! Jaspic glousse en croquant des biscuits. Gênée, je prends l'air FD (faussement dégagé) de celle qui n'a rien entendu.
 
 
 
Santé
 
"Tu vas pas en plus parler des petits bobos du groupe? T'as pas regardé les gens, dans les villages, dans les bidonvilles ? Alors, vos petites démangeaisons…." Jaspic se gratte le bout du nez tout en grignotant des graines de grenade qu'Indrani vient de préparer.
 
D'accord Jaspic. Je vais laisser Manon faire le topo sur le sujet.
 
Super Roc – Actions
 
Il gère l'école et l'internat qu'il a développé. Pour les villageois, il nous donne deux exemples :
 
1)      L'épargne. Chaque semaine, qui veut lui remet quelques roupies qu'il conserve et rendra avec une 50% d'intérêt. La somme ainsi reçue permettra un achat plus important. Ce qui lui est remis n'est pas dépensé – avantage – et autorisera un petit mieux ou des économies qui pourront être utiles en cas d'incident, d'accident. 
2)      Des bourses d'études qu'il peut offrir grâce au revenu des locations des échoppes du village avoisinant qui sont sur un terrain qui appartient à l'Eglise. 10 dollars par magasin et par mois, 50 à 60 dollars par mois en tout qui sont dépensés pour l'orphelinat et pour ces bourses d'études.
 
Visites
 
Nous avons rencontré des villageois chez eux, des indigènes aussi. Villages plus ou moins bien organisés (un village peut compter jusqu'à 80.000 habitants). Nous en verrons trois assez "petits" (de 25 familles, 500 âmes pour un autre et un peu plus pour le dernier). Même chose pour les Irulars : quelques familles dans un village et un autre – nettement plus grand. Jaspic, sarcastique, m'a regardé tapoter sur le clavier. D'un bond, il s'assied sur l'écran et commence à se curer les ongles en susurrant que vraiment, c'est une bonne idée d'occuper toute la place...et que, pendant que j'y suis, je devrais raconter le temple de Mourounga..Ah Mourounga, il a tellement aimé ça Jaspic…Du coup, de rage, je ferme rapidement l'écran, l'enfermant du même coup entre le clavier et l'écran. Qu'il y reste !
 
 
(pour les photos, comme je n'ai pas trouvé celles de Lara sur l'ordi (je croyais qu'elles y étaient…. et comme j'ai laissé mon appareil à Manon, je n'en ai pas ici – j'espère que Manon a pu s'en prendre des chouettes… je verrai avec Alain ou Indrani demain – ah solidarité, quand tu nous tiens…..). Mince! Jaspic a filé et il a l'air mauvais de celui qui va faire une réflexion drôlement méchante…… attends, je vais le bâillonner…hop! Ouf!

Christine



commentaires ( 2 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 17:05, le 28/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Coup de Coeur. Les Irulars
Publié dans 05 Le voyage

 

Rencontre magique. Nous sommes accueillis comme des princes, une fois de plus. Les femmes s'empressent de trouver les quelques chaises du village pour nous y asseoir.
Vingt-cinq familles habitent un petit village au pied de la montagne. A l'époque le peuple Irular vivait dans les montagnes, mais la pauvreté et le besoin d'éduquer les enfants ont poussés certains à quitter leur lieu d'origine.
Ils se ressemblent tous. Les hommes sont grands et fins. Certains ont les cheveux frisés comme des moutons. Les femmes sont plus belles qu'ailleurs. Ils ont tous un regard vieux de vingt mille ans. Tous le même, impénétrable, confiant, pourtant accueillant. Les enfants sont plutôt distant à notre arrivée, certains ont peur de nous, étrangers blancs. Il y a la barrière de la langue, des coutumes et pourtant le langage du cœur s'installe très vite entre eux et nous. Les sourires s'échangent, les mains se serrent, nous sommes désormais liés à vie.
Un homme, dont le visage est gravé dans ma mémoire à jamais, nous invite à le suivre. Il nous conduit dans les montagnes. Le clame et la paix des arbres nous accompagne dans cette balade hors du temps. A chaque instant, nous croisons un nouveau voyageur. Femmes portant des branchages sur la tête, petites filles gardant les troupeaux de chèvres, vieillards solitaires. Toujours le même regard. Il y a aussi les papillons, les geckos et le vent. Le doux vent qui nous berce et nous renvoie les odeurs de l'inde magnifique. L'homme nous mène dans le temple de Shiva et de Parvati, sa mère nous accueille. Instant sacré, instant magique. Rencontre entre deux cultures tellement différentes. En contrebas, un autre trésor nous attend. Hanuman, dieux des singes aux cinq visages, trônait au milieu d'une plaine. Statue d'une dizaine de mètres veillant sur la montagne et ses habitants.
De retour au village avec les femmes, nous constatons que le langage universel est le rire. Elles ont une grande différence avec les femmes des villes, elles sont les premières à narguer les hommes, qui eux, reste en retrait. Nous sommes invité dans plusieurs maisons, échangeons quelques sourires et partageons une danse.
Dernière séance photo, derniers échanges, l'homme du temple tient fort ma main jusqu'à la voiture. Nous avons tous le cœur gros et des larmes au coin des yeux. Les irulars savent aimer et nous l'ont rendus avec grand soin.
Marshal, notre accompagnant tamoul m'a dit " tu reviens dans dix ans, ils se souviendront de toi, vous leur avez tant apporté". Je le crois, mais ce que je sais au fond de moi, c'est qu'eux nous ont beaucoup plus apporté, de leurs sourires, de leur amour, et de leur solidarité. Ce fut une grande leçon de vie, ils nous ont offert le plus beau des cadeaux. Désormais nous voyageons chaque jours avec un petit irular dans le cœur et un grand merci pour la vie.

Lara



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 13:16, le 28/07/2010 dans 05 Le voyage, Kandigai
Mots clefs :



Le Couvent
Publié dans 05 Le voyage

 

Parti pour la campagne dans l'école St Charles de Father Roche, les garçons du groupe apprennent qu'ils vont, ou plutôt que nous (puisque j'en fais partie) allons passer nos soirées et nuits dans un couvent vide d'occupants proche de l'école. Je vous entraîne à sa découverte.
Le domaine est entouré d'une enceinte végétale assez dense pour être appelée enceinte mais pas suffisamment pour nous ôter complètement la vue de l'extérieur. Une route en terre nous emmène jusqu'aux bâtiments. Nous avons logé dans le plus grand, abritant une petite chambre, deux chambres contiguës, une cuisine et d'une salle commune assez sobre si ce n'est les différents apparats religieux tels que des portraits de Jésus, ensanglantés ou non, des crucifix, des statues de saints etc. L'endroit n'était tout de même pas complètement abandonné. Pour s'en occuper, Lourdsami, le jardinier qui s'occupe de l'immense jardin d'arbres et de plantes (fruitiers pour certains, médicinales pour d'autres) ainsi que les quelques champs cultivables et Susaï (excusez moi pour l'écriture des noms, la transcription du Tamoul est difficile), le gardien des lieux qui veille dessus jalousement à l'aide des deux chiens très peu… non très très peu engageants.
Susai et le JardinierLe Jardinier et Susaï
 
Nous voici donc installés dans ce qui est très vite devenu notre lieu de vie puisque nous y avons pris nos repas, tissé des liens très forts avec les gens qui nous accompagnaient et que nous y avons passé nos soirées rassemblés autours d'une guitare qui vagabondait sur des airs plus ou moins connus mais qui nous ont fait danser.
L'histoire de ce couvent nous a finalement été contée. Fondé par quelques sœurs franciscaines qui rayonnaient dans les villages alentour à la recherche d'échange et de partage. Une idée a germé instinctivement dans nos esprits : pourquoi ne pas reprendre ce couvent, y cultiver de quoi subvenir à nos besoins et partager nos vies avec les habitants de la régions.
Ce projet, on ne l'a pas encore réalisé mais pour éviter que d'autres investissent la place, je refuse de dévoiler le nom et l'emplacement de ce qui fut notre couvent pendant une semaine.
 
Julien


commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 13:09, le 28/07/2010 dans 05 Le voyage, Kandigai
Mots clefs :



Première semaine à Kandigai
Publié dans 05 Le voyage

 

Première semaine à Kandigai, petit village au nord du Chennai à la frontière sud de l'Andhra Pradesh. Là-bas 50% de la population à entre 8 et 16 ans. Il y a dans ce village une école qui abrite plus de mille enfants venant de milieu défavorisés. L'école de Saint-Charles, dirigée par le père Roche, abrite aussi une centaine d'orphelins qui dorment sur place.  

Premier contact : un ras marée de mioche, ce fut la description d'Antoine
Là-bas nous sommes l'attrait des enfants qui s'empressent de nous dire les deux trois mots d'anglais qu'ils savent : Hello Owayou? My name is ?
Difficile de retenir tant de noms qui sont pour la plupart trois fois plus longs que les nôtres.
Cela dit, avec les yeux, les sourires et les gestes, nous arrivons à nous faire comprendre et à passer de bons moments ensemble.
C'est entre 16h et 17h qu'on s'est le plus éclatés : le moment sport où nous remarquons vite notre infériorité technique au basket, au foot, au volley et au cricket. Ils sont deux fois plus petits que nous mais deux fois plus forts. Le soir, nous rigolons bien avec les cancres qui purgent leurs peines à côté de la maison du dirlo. Ils adorent les photos, se voir sur l'écran et autant prendre leurs copains accompagnés des nouveaux arrivants. Quand le père Roche déboule y a plus un bruit, on entend les mouches voler. C'est une vraie dictature.
Nous, on avait un programme minutieusement concocté par le cailloux (père Roche, prononcé Rock ahahah).
Ce programme vous sera communiqué dans les prochains articles.
Nous faisons connaissance avec les serpents, les scorpions et les geckos que nous apprenons à apprivoiser. La végétation est vivante, les plantes se referment si on les touche TOUCH ME NOT.
Voila où nous avons vécus pendant une semaine remplie de surprises et de pannes de courant.

Sami & Charlyne



commentaires ( 1 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 12:59, le 28/07/2010 dans 05 Le voyage, Kandigai
Mots clefs : KandigaiInde



Notre dernier jour à Sangamam
Publié dans 05 Le voyage

Aujourd'hui, c'est notre dernier jour à Sangamam (pour notre groupe). Nous avons commencé, dès notre arrivée, par planter des arbustes afin de reboiser un terrain avec l'aide de certains habitants locaux.


 

Puis, de retour à Sangamam, nous avons assisté à la remise des prix aux femmes du village. Elles avaient participé à différents concours e nous avons eut l'honneur de leur remettre leurs prix.


 

Puis, nous sommes restés un moment avec les enfants à qui nous avons jouer un petit spectacle : clowns, jongleurs et chanteurs.

Jonglage par Léo.

Aux champs Elysée de Joe Dassin chanté par Marie, Margaux, Kassandra, Monique, Alexandre, Thibault, Marlies et Marcy. 

Un petit show d'Alexandre et de Thibault.

Santiano de Hugue Aufrey par Marie, Margaux, Léo, Kassandra, Monique, Alexandre, Thibault, Marlies et Marcy.

Un spectacle clownesque par Poutchou (Léna) et Chapo (Alain).

Puis, L'oiseau de Sebastien parmis les Hommes par Vox Angelis par Lena, Marlies et Kassandra.

Et, à leur tour, quelques filles ont dansé devant nous. Un merveilleux échange de culture.


 

Nosu avons conclu ce moment magique par une distribution de stylos.


 

En repartant de Sangamam nous avons fait un tour sur la plage de Chennai avant de rentrer. La plage de Chennai est la plus grande plage du monde, nous a-t-on dit ; 4,5 km.

 

Kassandra



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 18:46, le 24/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



vendredi 23 juillet
Publié dans 05 Le voyage

Aujourd'hui, notre groupe a été divisé. Léna, Marie, Mô et Alain sont partis à Stella Maris afin que les deux étudiantes s'occupent des enfants de l'orphelinat tandis que le reste de l'équipe est retournée à Sangamam pour rencontrer un groupe de femmes.

Mais avant cela, petite visite au temple de Ramakrichma mut.


 

L'orphelinat :

Les enfants qui vivent à l'orphelinat de Stella Maris sont des enfants qui ont été abandonnés et qui seront formés afin de pouvoir suivre l'école populaire plus tard.  

Dans la crèche, les sourires fusent de partout et les petites étoiles dans leurs yeux ont rempli les notre.

 

Chants, danses, dessins, prières, repas, ballade, jeux à l'intérieur et à l'extérieur ont rythmés notre journée.

Tous ces enfants qui venaient nous envahir de leur joie étaient heureux de nous reçevoir.

Petite séances photos avec quelques enfants.

Grâce à la gentillesse de soeur Cochu et soeur Solani nous avons pu (Marie et Léna) partager cette journée riche en rires et sourires. Journée enrichissante mais évidemment très fatiguante.


 

La rencontre avec les femmes :

Puis, nous avons eu une discussion avec les femmes. Nous avons parlé du travail des enfants, du droit des femmes et des réunions entre elles.

Puis, notre réunion s'est terminée sur un petit jeu de leur région puis sur un UNO.

 

Léna, Marie, Kassandra



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 18:52, le 23/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Visite de l'orphelinat
Publié dans 05 Le voyage

En arrivant à Royapuram, nous avons été invité à rendre viste aux enfants d'un orphelinat. Ce dernier est un programme du gouvernement, nous n'avons donc pas pu prendre de photo des enfants.

Cet orphelinat protège des enfants de 3 à 18 ans qui ont, été abusés, mal traités ou qui se sont enfuis de chez eux.

Les enfants nous ont accueillis avec une danse traditionnelle du Tamil Nadu qu'ils représenteront le 1er octobre. Ensuite, ils nous ont joué une pièce de théatre sur le thème de la corruption en Inde. Un acceuil chaleureux qui nous a tous touché au coeur.

Alexandre et les handicapés de Royapuram

 

Kassandra

 



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 08:57, le 22/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



La petite école
Publié dans 05 Le voyage

Nous sommes arrivés devant la petite école que nous avons dû "retaper". Première impression choquante!Et question commune : Comment quinze élèves peuvent-ils étudier dans une pièce de cinq mètres carré jonchée d'excréments en tout genre et de déchets ?

Première mission : déblayer et nettoyer l'intérieur, malgré les rats, les cafards et les odeurs nauséabondes.

 

 

 

 

 

 

 

Photo de groupe prise avant le commencement des travaux.

 

 

 

 

 

 

 

Les handicapés de Sangamam nous ont accompagnés et ont participé à la rénovation de l'école.

 

Deuxième mission: repeindre.

 

 

 

 

 

 

 

Les rénovations nous ont amenés à jouer les cascadeurs pour certains et les dératiseurs pour d'autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même sans pinceaux tout le monde s'y met : on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a !

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici une touche de gaieté pour l'intérieur de cette école.

 

Alexandre, Marie, Lena, Kassandra



commentaires ( 3 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 17:56, le 21/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Journée avec les handicapés
Publié dans 05 Le voyage

Aujourd'hui, le mardi 20 juillet, nous retournons dans les slums de Royapuram.

Le soir d'avant, nous avons pour certains ressenti ce terrible sentiment d'être inutile et nous avons décider de réagir, de faire quelque chose, de se bouger!

Lorsque nous arrivons, nous nous asseyons en rond sur un tapis, face à plusieurs handicapés. Certains ont eu la polio, d'autres ont leur handicape depuis qu'il ont été traité avec de mauvais médicaments. Et nous discutons.

Nous parlons d'eux, de leur vie dans les slums, de la façon dont les gens les ont traités avant et après le tsunami et de la vie des handicapés en Suisse. Puis, une question est lancée : "Mais en fait, qu'est-ce que vous attendez de nous ? Comment est-ce qu'on peut vraiment être utiles, vous faire plaisir ?" Et la réponse est des plus surprenantes et des plus belles : "Ce qu'on fait maintenant ! Discuter ensemble c'est tout ce qu'on attend."

C'est grâce à cette réponse que nous nous sommes rendu compte que l'humanitaire ce n'était pas révolutionner le monde, c'est apporter un peu de compagnie, de bonheur et d'amour aux gens avec notre présence.

 

 

 

 

 

 

 

 

Kassandra



commentaires ( 1 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 17:19, le 21/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Nos impressions dans les slums
Publié dans 05 Le voyage

Les gens sont pauvres par leur manque d'argent mais ils ont une richesse du coeur impressionnante. Leur envie qu'on les prenne en photo fait plaisir à voir et redonne le sourire ; cela nous permet de partager quelque chose avec eux.   Lena

On ne sais même pas comment les maisons tiennent debout et malgré leur pauvreté, lorsqu'on leur fait un sourire, ils nous le rendent.    Margaux

Sentiment d'imnpuissance mélé à une terrible envie de faire quelque chose. Le tour dans le slum était fort en émotions.       Thibault

J'avais le terrible sentiment d'être un voyeur, d'être presque comme au zoo et  un sentiment d'impuissance, d'inutilité. J'ai envie de faire quelque chose mais j'ai peur de me disperser. Je n'arrive pas à comprendre : Ce n'est pas juste! Et c'était inimaginable.     Kassandra

C'était très émouvant. Je me sentais mal à l'aise quand j'étais dans les slums. Je me suis rendue compte de la chance que j'avais.     Marcy

Terrible choc! Il n'y a pas de mot assez fort pour décrire ce que nous avons vu.       Alexandre

C'était une expérience très forte. C'était horrible : l'impression de ne pas ( même si nous le voulons) pouvoir faire assez.      Marlies

C'était très fort parce qu'on voyait une misère profonde mais ils souriaient quand même et étaient très chaleureux.      Léo

C'était assez émouvant. Les enfants venaient vers nous pour qu'on les prenne en photo. Ils avaient l'air d'avoir envie de nous connaître et étaient intrigués. J'ai un grand sentiment d'impuissance face à cette pauvreté.     Marie

Impressionnant fatalisme que vivre ainsi dans ce cloaque sans arranger un minimum leurs conditions de vie par quelques améliorations!            Monique



commentaires ( 1 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 14:44, le 20/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Royapuram
Publié dans 05 Le voyage

Chaleureux accueil.

"Welcome" made in Sangamam, flamme et signes colorés sur le front...

Au tour de Marlies...


Visite de Royapuram, quartier de pêcheurs dans la banlieu de Chennaï. Programme de réhabilitation .

Emotions au pas de charge...


Slum et smile, contraste ...


Poissons frais poissons séchés...

 


Debriefing entre étudiants Indo-Suisses...

Journée intense en émotions, sentiment d'impuissance, expérience forte, larmes aux yeux....


Monique, Jean-François



commentaires ( 2 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 08:23, le 19/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Spiritualité et spectacle
Publié dans 05 Le voyage

 

 

 

 

 

 

 

Au petit matin, les plus courageux partent vivre une messe en tamoul tandis que d'autres, guidés par leur bon berger, l'aumônier Alain Toueg, vont à l'église portuguaise où est célébrée une messe pour les enfants à 10h. Moments pleins d'émotions fortes et de découvertes, de pratiques spirituelles différentes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ce dimanche est la journée spirituelle de notre séjour puisqu'en après-midi, nous visitons des temples et des mosquées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un spectacle très animé dans la parc à côté de notre pension vient couronner cette journée de découvertes. Cracheur de feu, danseurs et danseuses, équilibristes, musiciens, clowns, accorbates, tous sont au rendez-vous!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Suite à toutes ces activités, nous organisons une soirée pasta qui a fini bien tard. En effet, notre groupe se divise pour la première fois et les adieux sont déchirants. Le premier groupe part à la découverte de tribues autochtones qui vivent en autarcie dans la forêt, guidé par le frère Roch. Quant à nous, le deuxième groupe, nous restons à Chennai pour commencer notre travail dans les slums* qui entourent l'orphelinat de Sangamam.

*Un slum est un bidonville où vivent des habitants dans des conditions désastreuses (hygiène, maladies, saletés, mal-nutrition, surpopulation, manque de ressources de base).

Léna, Kassandra et Alain.



commentaires ( 1 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 08:56, le 18/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Notre arrivée
Publié dans 05 Le voyage

 

 Le 15 juillet, enfin nous arrivons à Chennai après une escale à Doha (capitale du Qatar).

Le soleil est déjà présent et pourtant il n'est que 6h00. La ville bourdonne déjà ; le bruit des moteurs et les klaxons composent la musique de Chennai.

 

Nous arrivons dans cette petite pension du nom de Kailash où, oh joie, la climatisation nous attend. Nous croisons dans tous les couloirs des indiens des plus sympathiques avec qui, déjà, nous créons des liens.

 

L'après-midi, nous organisons une petite excursion à la recherche d'un magasin où acheter de l'eau. C'est notre premier lâcher, première immersion et déjà la surprise, parfois le malaise nous saisissent. Certaines personnes dorment dans la rue à proximité des chiens errants à côté desquels les voitures, les bus et les camions roulent de façon dangereuse en faisant hurler leurs klaxons dans ce mélange de couleurs, d'odeurs, d'étuve et de foule si dense !

 

Le 16 juillet, nous allons rendre une visite aux sœurs qui nous accueilleront à Royapuram. Elles nous présentent les lieux et leur histoire. Nous sommes dans une école en particulier pour femmes afin que celles-ci puissent suivre des études de haut niveau. (Surtout pour former les futur-travailleuses sociales.)

Les jeunes femmes que nous rencontrons sont tout simplement sublimes ; toutes vêtues de Saris aux couleurs chatoyantes.

Puis, nous entrons dans l'orphelinat. Les enfants qui sont ici sont, pour la plupart, les enfants des pêcheurs que nous rencontreront plus tard. L'orphelinat leur permet d'avoir des bases afin de pouvoir suivre des études ensuite. Ils sont âgés de 2 à 5 ans et malgré la timidité de certains, ils sont déjà ouverts et curieux.  

A l'étage d'au-dessus, les mamans cousent des habits et des sacs qui seront vendus par la suite afin d'aider financièrement l'orphelinat.

 

 

 

 

 Kassandra



commentaires ( 1 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 08:28, le 17/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Soeur Kochu
Publié dans 05 Le voyage

Le 17 juillet, Sœur Kochu nous a organisé une demi-journée au bord de l'eau, dans le golf du Bengal. Un lieu magnifique un peu en dehors de Chennai.

Sœur Kochu est une Indienne adorable qui s'est occupé des nous toute la journée. Ainsi que d'autres personnes locales (qui seront présentées plus tard), Sœur Kochu est une Franciscaine, une amie et notre lien avec les populations locales.

 

Soeur Kochu se soucie de chacun d'entre nous et fait attention à ce qu'on ne manque de rien. Jusqu'à nous donner des conseils pour que nous nous sentions mieux, elle a une grande d'esprit et une gentillesse touchante.

 

Léo, Lena, Kassandra

 



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 08:13, le 17/07/2010 dans 05 Le voyage, Chennai
Mots clefs :



Repas de soutien
Publié dans 02 Collecte de fonds

Un repas de soutien est organisé le 05 juin 2010 à Saint Prex.

 Les fonds  récoltés à cette occasion serviront à financer une partie du voyage, mais surtout à apporter un soutien financier à l'orphelinat de Royapuram.

Un repas de soutien au menu typiquement Indien, voilà note pari. Ambiance feutrée, tables colorées et éclairées à la bougie et plats épicés spécialement d'Inde. C'est ce que nous avons proposé ce samedi 5 juin à nos invités qui sont venus nombreux. Nous avons acceuillis une centaines de personnes que nous remercions chaleureusement pour leur soutien.

Repas de soutien Inde2010

Nous avons besoin du plus grand nombre pour soutenir ce projet.

inde2010@bluewin.ch ou +41 21 617 35 01




commentaires ( 2 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 23:26, le 15/05/2010 dans 02 Collecte de fonds, Saint-Prex
Mots clefs :



L'histoire

 

26 décembre 2004, on s'en souvient tous, un des plus violents séismes jamais enregistrés a lieu au large de l'Indonésie et provoque un tsunami qui ravage l'Asie du Sud dont la partie sud-est de l'Inde où nous nous rendons.
 
Sœur Claude a été une femme extraordinaire qui s'est occupée des rescapés, qui les a aidés à garder espoir après cette catastrophe. Elle a créé des lieux pour accueillir les personnes blessées lors de ces événements, des orphelinats pour les enfants qui avaient perdu leurs parents et organisé l'accueil et l'hébergement des gens dans le besoin.
 
Sœur Claude était très engagée ; elle apportait aux gens réconfort et espoir. C'est pour la remercier que tous la considéraient comme la Mère Teresa de cette région. Décédée en 2008, elle a laissé derrière elle une association nommée Sangamam qui poursuit ses projets.
 
Sangamam signifie la croisée ; à la croisée des chemins ou la rencontre. Son but est de montrer que c'est ensemble qu'on peut réaliser quelque chose. Sangamam c'est l'échange culturel, c'est le partage et la solidarité.
 
Sœur Claude a apporté tant d'espoir et de réconfort que tout ne pouvait être abandonné. Mais malgré toute l'énergie qu'elle y a mise, l'association n'arrive pas à assurer un logement et des soins à tout le monde.
 
C'est pour cette raison que l'association For Equity (Lausanne) s'est liée avec Sangamam. For Equity organise des voyages humanitaires en Inde mais elle s'occupe également d'y faire parvenir des objets de première nécessité comme des médicaments, des habits et aussi de l'argent.
 

C'est grâce à cette union entre For Equity et Sangamam qu'aujourd'hui, nous sommes dix-huit étudiants à nous être engagés sur les pas de Sœur Claude.



commentaires ( 1 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 20:55, le 13/05/2010 dans 01 Informations et historique,
Mots clefs :



Les gens qui nous soutiennent
Publié dans 03 Sponsors et dons

Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent, par leurs dons ou leurs coups de main.

Merci à:

Aligro

La commune de Morges

Le gymnase de Morges



commentaires ( 0 ) :: Ajouter un commentaire :: Lien permanent
Publié à 20:36, le 13/05/2010 dans 03 Sponsors et dons,
Mots clefs :